Collioure, une palette de souvenirs

De ce village se dégage une émotion indescriptible. Bondé l’été, déserté durant l’hiver mais du charme toute l’année. Des ruelles, des petites plages, des couleurs, une âme d’artistes.

Fauvistes et cubistes ont été inspirés par ce lieu enchanteur et l’on comprend pourquoi. Matisse, Derain, Duffy et tant d’autres ont immortalisé la baie de Collioure, ses maisons colorées, son ciel bleu et ses teintes chantantes.

 

Dix ans que je connais cet endroit et que j’y retourne toujours avec plaisir. Ses petites plages, sa promenade au bord de l’eau bordant la forteresse, ses ruelles escarpées, ses maisons de pêcheurs toutes en hauteur. J’aurais aimé connaître ce village plus tôt pour y avoir des souvenirs d’enfance.

Nos enfants ont, eux, la chance d’en avoir. Pêcher des oursins, danser sur la place principale au rythme d’un concert d’été, manger une glace en déambulant dans les rues bordées de petites boutiques et de restaurants, observer les militaires s’entraîner dans le port, écouter l’accent chantant des gens du coin, boire un verre au Templiers, en résumé, ressentir cet endroit qui crée à sa manière de multiples madeleines de Proust.

@ très vite

Quand Un p’tit pneu plus loin découvre un petit pays au grand cœur

NICARAGUAcoeur

Du 29 mars au 29 avril 2017

J’vous l’donne en mille : il fait nuit quand nous arrivons au Nicaragua. Depuis notre entrée au Mexique, les recommandations n’ont pas changé “NE ROULEZ PAS DE NUIT” et franchement on fait ce qu’on peut mais en vain. Le passage de deux frontières dans la journée n’a pas aidé, c’est sûr, d’autant plus que nous sommes deux véhicules, donc deux fois plus de temps.

Et c’est donc de nuit que nous rejoignons notre premier bivouac à Somoto.

Le Cañon de Somoto

Nous stationnons sur le terrain de Marlon et de sa famille qui ont la gentillesse de nous accueillir en nous offrant à dîner malgré l’heure tardive.

Le lendemain matin, accompagnés d’un guide nous partons à la découverte du canyon, l’une des plus anciennes formations rocheuses d’Amérique centrale. Alternant marche à pied, saut du haut des rochers et nage dans une eau plus ou moins profonde, chacun à son rythme a pu profiter de cette escapade. Rien de mieux qu’une vidéo pour illustrer le propos (Merci Cyrille Briffaud pour le montage).

C’est à Estelli, notre étape suivante, où nous avons dormi dans un car wash que nous laissons Anass reprendre la route seul. Peut-être nous recroiserons-nous plus tard? C’est aussi là que nous quittons temporairement la BriffaudFamily.

Le sculpteur del Jalacate et la Communidad la Garnacha

La carte indique une route que nous suivons allègrement. Et comme très souvent en Amérique centrale, dès que tu sors de la route principale tu tombes sur quoi ? Une longue, très longue piste, sur laquelle tu crains pour ton véhicule plus que pour toi. Et tu avances, doucement, slalomant entre les creux et les bosses, ton véhicule tremblant de tous ses membres et cette route qui n’en finit pas, qui n’en finit pas…

25 Km plus loin, soit une heure et demi plus tard, ouf ! Notre première étape est en vue : la finca (propriété) d’Alberto Guttierez, sculpteur de son état qui vit au milieu de nulle part avec ses frères. Depuis 38 ans, il sculpte les rochers de sa montagne. Ses inspirations: de Fray Bartolomé de las Casas à Ruben Dario en passant par le World Trade Center ou la religion. Personnage intéressant, un ermite qui en presque 40 ans a déjà vu passer plus de 44 000 visiteurs. En plus, il offre des bananes !

La visite terminée, nous poursuivons en direction de la Comunidad La Garnacha, communauté rurale organisée en coopérative et réserve naturelle.

Lolo, un ex-missionnaire, nous accueille et nous fait découvrir l’endroit et son mode de fonctionnement. Elevage de chèvres, fabrication de fromage, cultures maraîchères, café et artisanat sont les activités principales de la communauté. Les productions sont vendues sur site aux touristes ainsi que sur les marchés locaux.

Et nous dans tout ça? Nous avions envie de nous investir et d’apporter notre contribution. Lolo développe depuis un an son activité dans le café et plusieurs jours de suite nous l’avons aidé à avancer dans la fabrication de sachets. Les enfants n’ont pas été passionné longtemps par cette activité et Romane a vite disparu dans le village pour jouer. Quant à Alex, il a passé du temps à arpenter la rue principale pour proposer ses services. Il s’est même réveillé trois matins de suite avant six heures pour aller traire les chèvres.

Une parenthèse qui nous aura permis de nous rendre compte encore une fois de la chaleur des nicaraguayens et nous sommes impatients de poursuivre nos découvertes.

Tiens, il y avait une autre route pour arriver, oups…

VOLCAN MASAYA

Le volcan est en activité et l’idée d’accéder à son cratère nous séduit. Après quelques kilomètres de route, nous abordons à pied la dernière pente pour y côtoyer la lave. Elle est là, à quelques mètres, sous nos yeux… et dans la lumière du crépuscule le spectacle est fantastique.

Nous bivouaquons le soir aux pieds du monstre, même pas peur.

Le lendemain matin nous reprenons la route. Sachant que la BriffaudFamily se rend à la Reserva La Flor, près de San Juan del Sur nous décidons de leur faire une surprise et de les y rejoindre pour aller voir les tortues.

Reserva La Flor, la plage aux tortues

Ici, on vous rappelle que prendre la route c’est aussi emprunter la piste. Une nouvelle fois nous allons être gâtés. Moins que certains qui vont devoir se faire remorquer (ils se reconnaîtront…).

La réserve de La Flor est un site privilégié, géré par l’armée qui assure la protection des tortues de mer limitant le braconnage et le vol des œufs. La plage est en effet un lieu de reproduction. Nous avons eu la chance plusieurs nuits successives d’assister à une ponte ainsi qu’à l’éclosion de centaines de petites tortues qui après environ 40 jours d’incubation dans le sable chaud font surface et gagnent la mer. Le spectacle est magique.

Outre l’assistance aux bébés tortues, la pêche, le bodyboard et les soirées cartes furent également au programme du séjour durant lequel les Visiterra se sont joints à nous. Nos amis canadiens nous font part à l’occasion de leur choix d’écourter leur voyage et de rentrer au Québec. Nous avons voyagé longtemps ensemble de Vegas au Mexique et nous étions recroisés à plusieurs reprises avec beaucoup de bonheur et cette séparation annoncée nous attriste. C’est la fin d’une étape, reste une belle histoire d’amitié, beaucoup de souvenirs communs et deux petites filles qui ne s’oublieront jamais. A bientôt les Zamis !

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Qu’est-ce qu’on est bien ici. Quoi? Déjà une semaine. Il va falloir qu’on pense à bouger quand même… Alex est impatient de retrouver son papa qui vient passer une semaine au Nicaragua. Dans quelques jours nous devons être à León. Une nuit dans un garage à Rivas et nous remontons vers les nord tandis que la BriffaudFamily descend au Costa Rica.

Mind The Gap Nica, Playa San Diego

Kix (notre ami canadien rencontré au Yucatan) est à playa San Diego. Si on faisait une surprise aux enfants? La route est belle pour une fois. Et là, au milieu de nulle part (et au coucher du soleil, bien sûr), l’embrayage rend l’âme et c’est péniblement en seconde que nous nous rapprochons d’un hameau pour ne pas être seuls et trouver de l’assistance.

Une nouvelle fois nous mesurons la gentillesse et l’esprit solidaire de la population. Tout le village se met en quête d’une solution et moins de trente minutes après notre arrivée un ami mécanicien d’un des habitants s’engageait à intervenir. A 7 heures le lendemain il était à pied d’oeuvre sous le véhicule, démontait le disque, le déposait à 11 heures dans un atelier de la capitale, le récupérait remis en état le lendemain matin pour le remonter de suite sur le véhicule. C’était un dimanche.

Et pendant ce temps : les enfants ont trouvé de nouveaux copains, les femmes nous ont approvisionné en pâtisserie et galettes locales, nous avons assisté à un chemin de croix, tout le village ou presque a visité le CC, bref nous étions chez nous ou chez eux, comme vous voulez. Nous ne pouvions toutefois rester et après diverses photos, des remerciements chaleureux et quelques embrassades, c’est un peu tristes mais soulagés de pouvoir rouler de nouveau, que nous nous séparons. ¡Adios amigos y muchísimas gracias por su ayuda tan preciosa!

Nous reprenons la route vers playa San Diego, puis une piste dans un sens, puis dans l’autre en marche arrière faute de pouvoir avancer plus loin, puis la route à nouveau et enfin la piste pour arriver à destination et s’ensabler une fois, puis une autre…Ça crée des liens tout ça ! Nous rencontrons Mathieu, un acadien en voyage avec sa famille, qui a de supers plaques de désensablement. Avec son assistance, celle de Kix et de quelques passants nous sortons de notre embarras avant de rejoindre Rachel, la femme de Mathieu pour prendre un pot.

Même si ce n’est pas idéal en terme de stationnement, l’endroit est sympathique et vivant. Une nouvelle plage, des amis pour les grands et pour les petits, du soleil, à boire et à manger… Que demander de plus?

Mais les jours défilent vite et le moment est venu de filer à León où la chaleur est épouvantable. Une nuit étouffante et une promenade sur les toits de la cathédrale plus tard, l’heure est venue de déposer Alex qui va profiter de son papa à fond.

Bon, qu’est-ce qu’on fait?

Rachel et Mathieu nous avaient parlé d’un bivouac au nord, un restaurant tenu par des français…. Vous nous connaissez, on ne pouvait pas rater ça ! Direction Al Cielo, près d’Aposentillo. Accueillis par William et Xavier, nous sommes restés trois jours à profiter de plats dont nos palais commençaient à oublier les saveurs. Un terrain magnifique, une cuisine raffinée, une piscine, des cabanas, des cocotiers, du soleil et le Pacifique à proximité… Trop dure la vie!

Tiens, un message des P’tits Revy : Aller sur l’île d’Ometepe ? Oui, pourquoi pas.

Merci les gars pour votre accueil et vos bons p’tits plats et bonne continuation !

Ometepe…ou pas

Retour près de Rivas où nous rejoignons Micka et Flora qui nous disent qu’on peut prendre le bateau tout de suite. En fait non, pas possible. On passe la soirée sur la plage voisine et le lendemain on vient nous dire qu’on peut prendre le bateau. On remballe en vitesse et on s’avance sur le quai. Euh, en fait non, pas possible. On fait la queue au guichet mais après une heure, la guichetière n’est toujours pas là. Attendre n’est pas un problème mais quand on attend, on réfléchit…si c’est aussi compliqué d’y aller, sera-t-il aussi compliqué d’en partir? Nous ne pouvons pas prendre le risque d’être en retard pour retrouver Alex dans trois jours. Nous abdiquons à regret et décidons de… Allez, on vous laisse deviner !

Playa Maderas

La plage est à 28 km d’ici. C’est tout près. Hi, hi, hi, mais c’est 28 km de piste, et il nous faudra près d’une heure et demi pour atteindre cette toute petite plage de surfeurs. Les pieds dans l’eau, entre baignade, surf et école nous passons ici les trois jours qui nous séparent de nos retrouvailles avec Alex.

Et voilà, le moment est venu de quitter le Nicaragua. Nous filons récupérer Alex à Granada, dormons de nouveau à Rivas et parcourons les 40km, qui nous séparent du Costa Rica.

Ce petit pays au grand cœur nous laissera de très belles images, de belles aventures, de belles rencontres avec des habitants plein de tendresse et de gentillesse. Si nous devions retourner dans un pays d’Amérique centrale, ce serait celui-là, indéniablement.

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@ très vite !

Quand Un p’tit pneu plus loin s’installe au pays de l’éternel printemps

GUATEMALA  – Du 8 février au 20 mars 2017

Une frontière sans encombre mais pas sans crainte

Arrivés à la sortie du Mexique, nous prenons nos précautions et expliquons au douanier que nous souhaiterions, avant de rendre nos papiers d’immigration et surtout avant de canceler l’importation du véhicule, aller voir les douaniers guatemaltèques pour voir si notre copie de carte grise ne pose pas de problème. Pas de soucis, repassez me voir après!

Et c’est comme ça qu’avant même d’être officiellement sortis du Mexique, nous sommes officiellement entrés au Guatemala. Aucune remarque sur notre copie de carte grise, ouf! Nous faisons toutes les formalités et repassons au Mexique pour finaliser notre sortie. Notre découverte du pays de l’éternel printemps peut commencer.

Département du Péten :

des paysages aussi accueillants que la population

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Nous n’avons pas roulé une heure que nous arrivons dans un village, El Paraiso. Une pause pour acheter à manger et chercher une carte routière et une famille nous invite déjà à bivouaquer devant chez elle.

Les enfants sont ravis. Ils disparaissent dans la maison pour jouer à cache-cache avec les nombreux enfants de la famille ou du voisinage. Une longue discussion nous entraîne jusqu’au soir et les enfants souhaitant aller à l’école le lendemain, c’est tout le monde au lit. Et oui, l’école commence à 7h.

L’expérience n’aura pas été concluante pour Romane, puisque Alex la ramène 1h après le début des cours. Elle n’a rien compris à ce qui se disait et se sentait perdue. Ce n’est pas grave, nous retenterons l’expérience à Antigua dans quelques semaines. Quand au grand, il est très heureux, complètement dans son élément et a un petit béguin pour Estrella, l’une des fille de la famille.

Le lendemain nous repartons mais avant tout, nous faisons des photos de toute la famille que nous allons faire imprimer pour les leur offrir. Et une spécialement pour Alex et Estrella qui doivent se quitter…snif.

Ce chaleureux accueil nous permet de reprendre la route remplis d’ondes positives et impatients d’en découvrir davantage.  Direction Tikal !

 

 

Tikalcoeur

Encore un coup de coeur ! Après Teotihucan et Uxmal, Tikal nous révèle à son tour ses merveilles.

Le Parc National de Tikal est situé dans une vaste région forestière. Tant son environnement naturel que sa richesse culturelle en font un lieu d’exception. Le site fut habité par les Mayas entre le VIème et le Xème siècle.  Il comprend 57 600 ha de zones humides, de savane, de forêts tropicales de feuillus et de palmiers, et des milliers de vestiges architecturaux et artistiques.

Trois heures à déambuler parmi les ruines déjà mises à jour, à arpenter les sentiers, à observer les singes, les fourmis, les toucans, à imaginer comment la vie pouvait être, bref à profiter de chaque instant sur ce site exceptionnel. A faire et à refaire.

 

 

 

Nous profitons du restaurant qui nous autorise à bivouaquer pour fêter une nouvelle fois les 6 ans de la princesse mais cette fois, le bon jour. Bon anniversaire ma grande petite fille.

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Flores

Capitale du Péten, Flores est située sur une île reliée par un pont qui surplombe le lac Péten Itza.

Visite des petites ruelles, baignade, dégustation de plats typiques et rencontre avec Dexel, un photographe semi-professionnel qui joue avec son drone. Bien sûr un arrêt s’impose. Nous le quittons après un long moment, avec des prises de vues aériennes de Flores qu’ils nous offre gentiment (et que vous verrez quand nous les aurons retrouvées). Une nuit calme dans un petit coin de l’île et nous reprenons la route le lendemain.

 

 

Coban

Pour ne pas faire comme tout le monde nous décidons de filer vers Atitlan en passant par Coban et Chichicastenango. La montagne, ça vous gagne !

En route, nous devons utiliser les infrastructures locales pour une mini-traversée de rivière à Sayaxché. Une barge à laquelle sont fixés deux grands bidons découpés pourvus de moteurs de hors-bord.

 

 

La suite c’est de la piste en pleine montagne dans des carrières la plupart du temps. C’est là, que, lors d’une pause, le CC montre des signes d’une faiblesse jusqu’alors inconnue puisqu’il peine à redémarrer. A suivre…

Nous passons près de Chisec où nous bivouaquons après avoir nagé dans une rivière souterraine complètement dans la pénombre.

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Le lendemain, arrivés à Coban, nous cherchons une laverie puis le Mc Donald’s local et son wifi et enfin un bivouac. Aucun des points proposés sur IOverlander n’est accessible en CC et nous nous dirigeons vers une station-service. On nous installe précautionneusement à l’abri et le lendemain, alors que nous étions sur le départ, nous rencontrons la femme du propriétaire qui très gentiment nous propose de passer chez elle pour profiter de la salle de bains et prendre à café. Soufflés par tant de gentillesse nous la remercions mais la route est longue, donc la douche sera pour plus tard !

Le marché de Chichicastenango

La nuit est tombée. Nous sommes toujours dans la montagne et là… Wilson a de nouveau une faiblesse qui fait que nous sommes arrêtés dans un col, sans moteur, sans lumière donc vous l’aurez deviné sans batteries. Je joue les warnings avec mon téléphone pour signaler notre présence aux automobilistes. Et là, tel Zorro qui surgit hors de la nuit, William et Camille de Cap’A débarquent derrière nous. Ouf ! Enfin de vrais warnings ! Nous faisons rapidement connaissance. Finalement le CC redémarre, à notre grand soulagement, et nous et choisissons de faire route ensemble. Direction Chichicastenango escortés par Cap’A.

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Dès 9h, le lendemain, nous arpentons les ruelles de cet immense marché coloré et bien sûr très touristique.

 

 

Lago Atitlan ou la route de l’enfer

C’est reparti, toujours accompagnés de CapA, direction le Lac Atitlan et le camping Chez Pierre à San Marcos de la laguna.

Joli programme en perspective. Une fois quitté la Panaméricaine, nous tombons sur la pire route jamais empruntée. Une descente interminable, sur une piste défoncée et comptant près d’une vingtaine d’épingles à cheveux. Un enfer pour les freins et suspensions du véhicule ainsi que pour les passagers qui tremblent à chaque virage allègrement coupés par les camions qui montent… et  qui n’ont pas d’autres choix.

Arrivés au camping, nouvelle faiblesse du CC. Bon, y’a vraiment quelque chose…

Notre séjour au lac, ponctué de promenades en lanchas à Panajachel et San Pedro, ne nous laissera pas un souvenir impérissable. Le temps y est sans doute pour quelque chose : un ciel gris, un lac gris et des montagnes grises (raté pour l’éternel printemps).

Nous profitons toutefois du séjour pour trouver la panne. Les batteries ne chargent plus, il nous faut comprendre pourquoi. Nous faisons cependant le choix de reprendre la route vers Antigua et de chercher une assistance. Pour cela il nous faut nous attaquer à la piste qui remonte vers la Panaméricaine.

Finalement nous la remontons cette foutue piste, en plus d’une heure, en première, en ne ménageant pas l’embrayage et au prix de quelques frayeurs tant la pente est raide. Quel plaisir de retrouver la Panaméricaine. Nous avons même la surprise de croiser le bus de 5 Apples, ce qui fait rager Alex qui aurait bien revu ses copains une nouvelle fois.

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Antigua, la perle de l’Amérique centrale

Plusieurs objectifs lors de notre séjour ici : revoir Margaux, une jeune amie installée à Antigua, mettre les enfants à l’école quelques temps, faire quelques réparations, recharger nos batteries et bien sûr visiter cette jolie ville coloniale. Installés près du centre sur le parking de la police, nous nous attelons à la tâche.

On pose nos valises !

Les retrouvailles avec Margaux nous donnent l’occasion de déjeuner dans le restaurant où elle travaille et de goûter de délicieuses recette italiennes. Par chance, au fil d’une discussion, Pierre se retrouve en ligne avec Jean-Luc, originaire de la même ville que lui et qui vit au Guatemala depuis une trentaine d’années. En deux minutes il nous propose de nous installer chez lui le temps nécessaire. Ça c’est un accueil !

Trouver une école pour les enfants s’est révélé facile. Une petite école privée, de petits effectifs et un bon encadrement. Que demander de plus? Les enfants sont enchantés et profitent de chaque instant pour s’amuser et apprendre, et tout ça en espagnol bien sûr. Nous inscrivons aussi Romane aux cours de danse du conservatoire local et Pierre se décide à prendre des cours d’espagnol.

Une autre bonne chose : Nicole, la maman de Margaux vient rendre visite à sa fille et nous livre notre nouvelle carte grise ainsi que nos carnets de vaccination. Moins d’inquiétude pour les prochaines frontières.

 

Quand au CC, il se remet de ses émotions : avec l’aide de Julien des Vagueauvent, le problème de batteries est détecté : c’était juste LE fusible bien planqué sous le siège du conducteur. La direction fait des siennes et nous devons changer la pompe d’assistance hydraulique.

La grande famille des voyageurs

Antigua s’est révélé être le point de rencontre idéal avec de nombreux voyageurs. Quelques soirées avec Cap’A et voici qu’arrivent La Briffaud Family Quest, Les P’tit Revy, les Visiterra et d’autres équipages rencontrés depuis le Mexique. Nous attendons aussi avec impatience les familles venant d’Amérique du sud, nos chers Vagueauvent, les Courtiseurs d’Horizon et les BulkTrotters.

De belles semaines, de belles soirées, plein de choses à se raconter et d’infos à partager.

 

Tout ceci, nous aura donné l’occasion de visiter la ville dans tous les sens et de nous rendre compte de l’atmosphère particulière qui y règne.

Antigua, la belle

Quel plaisir d’arpenter les rues de cette magnifique ville coloniale!

Entourée de trois volcans (Agua, Fuego et Acatenango) qui ont fait souffrir la ville à plusieurs reprises, cette ancienne capitale du Guatemala a beaucoup de choses à offrir.

Des couleurs, des églises, des rues pavées, de l’animation, une activité culturelle importante, un gigantesque marché couvert, de nombreux bars et restaurants et un mélange réussi entre la population locale et les nombreux touristes qui s’y pressent.

 

Arrivés au début du Carême, nous avons eu la chance d’assister aux processions religieuses préparant la Semaine Sainte : des centaines de marcheurs, porteurs et musiciens défilant de paroisse en paroisse, des heures de marche dans des rues tapissées de fleurs. Trois dimanche de suite nous avons eu le plaisir d’y assister et de prendre la mesure de la ferveur religieuse locale.

 

Notre séjour au Guatemala s’achève. Nous quittons Margaux, Jean-Luc et nos amis voyageurs qui voguent comme nous vers de nouvelles aventures. A bientôt et merci à tous pour ces bons moments.

La suite c’est au Salvador que ça se passe…

@ très vite

 

Quand Un p’tit pneu plus loin prend ses quartiers d’hiver au Yucatán

Du 6 janvier au 7 février 2017

On the road dans un pays en grève

Après le retour d’Alex début janvier nous reprenons la route depuis Teotihuacán. Direction Palenque. La période n’est pas la plus propice pour circuler puisque le gouvernement a soudainement décidé d’augmenter de 20% les prix des produits de première nécessité ; et l’essence en fait partie. Les conséquences sont immédiates sur les routes : blocages aux péages, fermetures des routes et des stations. Ce trafic perturbé nous conduit même dans des embouteillages sur des pistes en pleine campagne…Le soir nous décidons de dormir dans une station. Elle est encore ouverte mais ça ne va pas durer. Un groupe de jeunes arrive et fait fermer la station. Bien décidés à dormir tranquilles nous discutons quelques instants avec eux pour les prévenir que nous sommes là et nous assurer qu’il n’y aura aucun débordement. Pas de soucis !

 

Laguna de Catemaco

Le lendemain nous faisons un crochet par le Lac de Catemaco, un gigantesque et magnifique lac de cratère sur la côte au sud de Veracruz. Seuls au camping La Jungla, baignade pour les enfants dans les bassins d’eau naturels et visite touristique. Nous prenons une lancha pour parcourir une partie du lac : au programme, découverte de la faune et de la flore, passage au village pour acheter des tomates pour nourrir quelques singes qui vivent sur des îles et masques d’argile chez un shamane du coin.

 

Palenque, nous voilà !

Nous quittons Catemaco par une bonne piste cette fois-ci. Les ruines de Palenque se profilent enfin. Nous retrouvons plusieurs familles de voyageurs et passons de bons moments au camping. Bien sûr nous visitons le site de Palenque, l’une des plus importante cité maya qui est très agréable mais qui ne nous transcende pas autant que les Pyramides de Teotihuacán. Peut-être est-ce le fait de visiter sans guide? Quelques jours encore et nous reprenons la route vers le Yucatán.

 

Cenote de Kankirixche

En chemin, nous passons une nuit sur le très beau terrain d’un restaurant qui accueille les voyageurs gratuitement : Los Tucanes.

Objectif suivant : notre premier cenote. Il faut savoir que plus vous avancez dans la péninsule plus les cenotes sont touristiques et fréquentés et plus les prix sont chers. Celui que nous trouvons restera notre préféré. Un vrai puits de lumière, très peu de passage et la possibilité de dormir à proximité. La couleur de l’eau est magnifique, le puits fait 25 m de long par 15m de large avec des profondeurs variant entre 2m et 50m. Nous faisons la connaissance de Kix, un canadien d’Alberta qui voyage en moto. Nous profitons tous de cet endroit un peu spécial.

 

Uxmal rentre dans notre top 3coeur

Après Teotihuacan et Palenque, nos p’tits pneus nous amènent au site d’Uxmal. Ce site maya de l’époque antique nous a tapé dans l’oeil ! Malgré un son et lumière sans intérêt et incompréhensible nous découvrons avec grand plaisir le site de jour. Un site en très bon état, bien entretenu, une diversité de corps de bâtiments, des pyramides, des iguanes, la forêt environnante, bref, on a adoré.

 

Les vélos de COBA

C’est à Coba que nous retrouvons l’équipe des voyageurs que nous avions quitté à Palenque et avec laquelle nous passons la soirée sur le parking du site. Nous effectuons ensemble la visite des ruines. Le site, très vaste, est implanté dans la forêt tropicale et c’est à vélo que nous en parcourons les chemins découvrant les différents temples et autels ainsi que la pyramide et les cours de jeux de balle.

 

La côte est du Yucatán

Playa del Carmen et Isla Cotzumel

Un petit détour par Playa del Carmen, lieu ultra touristique où les prix ne sont plus en pesos mais en dollars. Difficile pour nous, nous n’avons même plus l’impression d’être au Mexique.

Nous prenons un bateau pour Isla Cotzumel, lieu reconnu pour la plongée, donc nous nous attendons à voir de belles plages. Grosse déception, les prix sont les mêmes que sur le continent et la ville où nous arrivons n’a rien de joli. Nous prenons un collectivo (les mini-bus des locaux) ce qui nous permettra juste de faire un tour en ville et nous sommes obligé de faire 15 minutes de taxi pour atteindre une plage banale, bondée et bordée de restaurants. Cotzumel semble n’avoir d’intérêt que si vous êtes sur un bateau au large pour faire de la plongée.

Nous regretterons de ne pas avoir poussé jusqu’à Cancún pour passer la journée sur Isla Mujeres, apparemment plus petite et plus authentique.

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De playa Xpu-Ha à Bacalar

Quelques jours seuls à découvrir les environs et nous retrouvons une nouvelle fois nos amis voyageurs pour fêter les 3 ans de Yaël au Camping Mundo Chalio.

8 familles françaises ça fait plein de monde pour ce petit garçon ! Encore de bons moments avant que chacun ne reprenne la route. Nous restons quelques jours de plus avec les Ptits Revy que nous venons de rencontrer ce qui donnera l’occasion à Alex de faire son baptême de plongée. Un beau cadeau de Noël et de très bons souvenirs.

Playa Chamicos coeur

Nous continuons tranquillement notre chemin sur la côte en compagnie des Ptits Revy et posons nos hamacs à Chamicos. Coup de coeur unanime! Loin de l’agitation touristique, nous sommes quasiment seuls. Nous y retrouvons La Rivière autour du monde ainsi que les Visiterra que nous n’avions pas vu depuis quelques semaines. Stationnés sous les palmiers au bord de l’eau les journées passent au rythme des repas, de l’école et du snorkelling (masque et tuba). C’est un spot idéal avec des enfants, aucun danger, si ce n’est de passer la journée dans l’eau transparente. Les garçons tenteront même de pêcher en nocturne avec du matériel improvisé.

Nous resterions bien plus longtemps dans ce petit coin de paradis mais nous avons encore quelques étapes et après bientôt 3 mois au Mexique, nous sommes impatients de découvrir la suite du continent.

 

Tulum

Si on allait voir des ruines, ça fait longtemps !

Tulum est une ancienne ville fortifiée et l’une des dernière cité construite par les mayas. Ses atouts sont sa situation géographique vu que la cité domine la mer turquoise.

Le site est très beau, rien à dire… Mais quelle foule et nous avons l’impression de nous promener dans un jardin botanique bien proprêt qui aurait été décoré avec des ruines. Rien n’émane de ce site qui nous paraît sans âme comparé à Teotihuacán ou Uxmal.

Quelques photos et une baignade et nous poursuivons notre chemin.

 

Bacalar

Nous voilà dans l’Etat du Quintana Roo. L’état voisin du Yucatán nous offre davantage de quiétude, loin du tourisme de masse.

Bacalar est une petite ville où il fait bon se promener mais ce qui attire l’œil c’est avant tout la lagune aux sept couleurs. Une eau magnifique, qui change de teinte selon les moments de la journée, une eau chaude et peu profonde où toute la famille peut se baigner sans danger. Nous faisons la connaissance de la Briffaud Family une nouvelle famille française en voyage.

Nous y retrouvons Damien et Loeisa, avec qui nous avions passé le nouvel an à Teotihuacán. Ils passent quelques semaines à Bacalar comme volontaires dans une posada (un petit hôtel) pour apprendre le métier.

 

Et si on changeait de pays ?

Nous sommes enfin prêts à passer la frontière Mexique-Belize. Une nuit à Chetumal et nous quittons nos compagnons de voyage qui ont décidé de repasser par Palenque.

Nous quittons le Mexique facilement et bien sûr supprimons l’importation temporaire du véhicule puisque nous n’y reviendrons pas dans les mois à venir. Un petit coup de fumigation, nous échangeons nos devises pour la monnaie locale et nous voilà à la douane.

Un douanier désagréable ajouté à une copie de carte grise (toute belle toute plastifiée…souvenez-vous, nos papiers ont tous été volés au Mexique et seuls les passeports ont été refaits) et nous voilà tout simplement jetés du Belize. Très remontés contre ces personnes aux visages fermés qui ne souhaitent pas parler espagnol (alors que l’espagnol et l’anglais sont les deux langues officielles) nous retournons vers le Mexique.  Et devinez quoi? Nous devons repayer l’importation du véhicule ainsi que l’entrée du conducteur ! Les enfants et moi ne payons rien mais avons 6 jours pour quitter le pays.

Bon il faut vraiment s’occuper de cette carte grise!

Tant pis pour le Belize, nous tenterons de rentrer au Guatemala par la frontière proche de Palenque.

Définitivement, nous n’en avons pas encore fini avec le Mexique. Retour à Palenque. Sur la route, nous rencontrons des français (si, si, j’vous jure !) la famille Content qui remonte d’Amérique du sud. Une soirée tranquille sur une station-service à discuter et le lendemain les Visiterra passe par là et s’arrête nous dire bonjour. Un déjeuner plus tard nous quittons nos amis canadiens et poursuivons notre route avec les Content. Décision est prise de faire étape à Los Tucanes, le camping gratuit il y a encore 10 jours. Que de changements ! Un manager nous accueille et nous devons négocier car c’est payant. L’accès à la piscine aussi… On a déjà payé pour moins que ça alors on y va car le lieu est quand même très agréable.

 

Une belle rencontre pour tous, merci aux enfants pour le cours sur la fabrication de bracelets et merci pour votre enthousiasme et votre sourire. A bientôt en France !

Palenque (bis)

Quelques tours de roues et nous revoilà à Palenque. Nous retrouvons les Revy et les Briffaud chez une famille mexicaine qui tient un garage et qui nous accueillerons tous pendant quelques jours. Nous profiterons d’être réunis pour fêter l’anniversaire de Romane un peu en avance à la mode mexicaine.

 

Les jours défilent et nous devons vraiment quitter le pays. Merci à Marcos et Julia et à leurs enfants pour leur accueil. Direction le Guatemala ! Pour savoir si nous arriverons à passer la frontière rendez-vous dans le prochain article.

@ très vite !

Quand un p’tit pneu plus loin passe Noël à (Zi)Zipolite

Mexique 2ème partie : Du Sanctuaire des papillons à Zipolite ( du 5/12/16 au 3/01/17)

 

Comment allez-vous? Bon d’accord c’est peut-être vous qui commenciez à vous poser des questions sur notre sort?

TOUT VA BIEN !

Un p’tit pneu plus loin profite du Mexique à fond. Tellement de choses à voir que nous n’avons même plus le temps d’écrire. Et nous avons aussi fêter Noël et le 1er de l’an, comme vous, mais en maillot de bain, pas comme vous…Et BONNE ANNEE quand même à nos parents et amis.

Revenons à notre périple en terre mexicaine.

Après avoir quitté Patzcuaro et nos amis de La Rivière Autour du Monde, c’est avec empressement que nous avons filé au Sanctuaire de El Rosario pour assister au vol des papillons monarques.

Sanctuaire El Rosario

Quelques infos avant les photos :

El Rosario, à 3000 m d’altitude (près d’Ocampo), accueille chaque hiver sur 160 km² près de 100 millions de monarques migrateurs venus du Canada et des Etats-Unis. Partis au début de l’automne, ils parcourent près de 300 km par jour jusqu’à atteindre le centre du Mexique un mois plus tard. Au printemps, une nouvelle génération naîtra, d’une espérance de vie de 9 mois, qui partira ensuite vers le nord.

Pour les admirer la recette est simple : idéalement entre décembre et mars, en fin de matinée lorsque les rayons du soleil réchauffent l’atmosphère et permettent le réveil des monarques. Une véritable douceur émane des lieux, entre le bruissement discrets des ces millions d’ailes, le calme de la montagne et le mélange des couleurs. Et si une promenade à cheval vous tente, profitez-en, la montée est raide!

San Miguel de Allende, Guanajuato

Nous commencions à avoir l’habitude des routes mexicaines et le besoin de remonter un peu au nord pour quelques visites culturelles s’est fait sentir. 5H de route plus tard, le Trailer Park de San Miguel nous ouvre ses portes. Et là, quelle surprise, nous retrouvons avec plaisir les Visiterra et Le Monde de Tikal avec qui nous avions voyagé depuis Las Vegas jusqu’en Baja California. Romane et Eva se sautent dans les bras. C’est sympa de se retrouver tous ensemble et de visiter cette jolie ville coloniale et cosmopolite (un peu envahie par les gringos quand même…).

 

Bon, ça vous a plu? On continue?

Tula

Après deux jours à San Miguel et un nouvel au revoir à nos amis voyageurs nous reprenons la route vers Tula. Le site est célèbre pour ses atlantes, quatre statues géantes d’hommes en habit guerrier, hautes de 4,60 m  qui couronnent la pyramide de Tlahuizcalpantecuhtli (Si vous arrivez à le dire sans vous tromper, zêtes trop forts !). Notre premier site avec des ruines !!!!! Youpi.

En prime nous avons visité un jardin botanique plein de cactus différents :

 

Et pour finir la journée, nous avons fêté les 12 ans d’Alex, fast-food et ciné au programme, c’est comme à la maison, mais en mieux car c’est au Mexique !

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Nous continuons notre descente vers Mexico. Et oui, un avion ramènera Alex en France dans 4 jours pour qu’il passe Noël chez son papa. Prochaine étape : Tepotzotlan

Tepotzotlan

Notre but dans cette ville est de visiter Le Musée National del Virreinato, qui renferme la collection d’art colonial la plus complète du pays et qui permet aussi de découvrir la Iglesia San Francisco Javier qui abrite 13 retables en or. Impressionnant de beauté. Une des plus belles églises baroques du Mexique.

Trois heures plus tard nous ressortons de notre visite enchantés et nous déchantons rapidement. En ouvrant la porte du CC nous découvrons que tout a été mis à sac et que beaucoup de nos affaires ont disparu : PC, tablette, téléphone mais surtout passeports, carte grise, carnets de vaccination, notice du CC (pourquoi pas, ça peut servir…) bref un peu de notre vie quand même. On sait que ça peut arriver mais on sait maintenant que ça n’arrive pas qu’aux autres et ça fait mal au coeur. Nous nous retrouvons escorté par la police (complètement impuissante voire très peu concernée) jusqu’au poste de police puis au Ministerio Publico pour y déposer plainte. Sortis de là, il est plus de 21h, nous n’avons qu’une envie c’est de nous poser dans un lieu rassurant et décidons de prendre la route de San Juan de Teotihuacan où nous savons qu’un trailer park accueillant nous attend. Il est presque 1h lorsque nous sonnons et Mina, la propriétaire nous accueille avec le sourire. Un seul impératif pour nous, dès lors, nous rapprocher de l’ambassade de France à Mexico et obtenir un passeport d’urgence pour Alex qui prend l’avion dans deux jours.

San Juan Teotihuacan Arista

La vie continue. Le voyage et les rencontres aussi. Cette semaine, en plus de nos multiples aller-retour à Mexico (ambassade et aéroport) nous avons la chance d’être très bien entourés. En effet, Flo, Jacques et Yaël de La rivière autour du monde arrivent, suivis de Lucie, Jérémy et leurs filles Jeanne et Gabriella puis de Arnaud et de ses trois fils Lalo, Luno et Milo des 5Apples (aussi sur facebook).

Ensemble nous passons une très belle semaine. Nous visitons bien sûr le site mythique des pyramides de Teotihuacan.

Le « Lieu où les hommes deviennent des dieux » est une des cités les plus impressionnantes de l’Antiquité. Cette ville colossale qui compta jusqu’à 125 000 hbts et qui s’étendait sur plus de 20 km² a dominé la région pendant 5 siècles. Temples, palais et pyramides du centre cérémoniel témoignent de la splendeur de la ville mais l’histoire et le mode de vie de ses habitants et fondateurs restent encore un mystère.

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Bon d’accord, on vient avec vous sur la côte. Et nous qui étions partis pour passer Noël tous les trois à Mexico en attendant le retour d’Alex. Allez, zou, direction Zipolite en passant par Puebla et Oaxaca.

Puebla

Notre joyeuse petite bande débarque dans cette ville moderne qui conserve un riche patrimoine architectural colonial. Une journée bien touristique dans cette ville attachante et pleine de charme.

OAXACA

Première nuit sur le parking d’un Walmart depuis les USA. On en profite pour faire des achats pour Noël.

La visite de la ville est brève car l’objectif est surtout le site de Monte Alban en périphérie.

Présentée comme l’une des villes coloniales les plus charmantes et les mieux préservées du pays, Oaxaca vaut surtout le détour pour ces multiples églises et marchés.

 

Arrivés un peu tard à Monte Alban nous y faisons une visite éclair avant de nous faire gentiment mettre dehors par les sifflets des gardiens.

Monte Alban est la plus grande des cités zapothèque. Elle surplombe de 400 m la Vallée de Oaxaca.

 

Dernière soirée avant d’attaquer les 248 km qui nous séparent de Zipolite. 7h de route en lacets à 30km/h. Allez, courage, la plage est au bout du chemin.

Zipolite

Et nous y sommes. Installation du campement et première baignade dans ce lieu paradisiaque. Nous aurons même le plaisir de rencontrer la famille Maillary : Magalie, Laurent, Zoé et Mano seront des nôtres pour Noël.

Que dire de Zipolite? Un océan pacifique toujours très puissant mais l’eau est tellement bonne…Vous passez votre journée les pieds dans le sable, le restaurant vous livre sur votre campement et une dizaine de vendeurs passe tout au long de la journée pour vous proposez nourriture et artisanat. Ambiance baba-cool assurée où les journées passent bien vite. Qu’il est bon de ne rien faire… On s’habitue même aux tout-nus sur la plage. Et oui, Zipolite est l’une des seule plage mexicaine où le nudisme est autorisé. Bon allez quelques photos de notre semaine de Noël :

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Difficile de quitter ce lieu paradisiaque mais Alex rentre bientôt et nous devons remonter jusqu’à Mexico. Nous décidons de passer par Acapulco pour éviter les 7h de montagne. Mauvaise option, 17h30 de route… Nous arrivons épuisés à Teotihuacan mais la tête pleine de souvenirs, pressés de retrouver Alex et de reprendre la route vers le Yucatan pour y retrouver nos amis.

De nouveau Teotihuacan et de nouveau des rencontres. Nous passons le Nouvel an en compagnie de Damien et Lolo, deux jeunes français adorables et rencontrons une famille corse, Emilie, Alain, Evana, Mégane et Lenny, les Musetti on the road. Adorable famille que nous aurons le plaisir de retrouver au Yucatan. Enfin, on espère !

Retrouvez-nous bientôt pour de nouvelles aventures dans cette importante étape qui nous attend : la côte du Golfe du Mexique, les Chiapas et la presqu’île du Yucatan.

 @ très vite !

Quand un p’tit pneu plus loin teste ses suspensions sur les routes mexicaines

¡ HOLA !

Nous sommes à Patzcuaro, Michoacan :

Notre aventure au Mexique a débuté il y a un bientôt un mois.

Une première partie consacrée à la découverte de la Basse-Californie après un passage de frontière vraiment simple et rapide à Tecate.

C’est en compagnie de deux autres équipages, le Monde de Tikal et Visiterra que nous nous sommes lancés sur la route principale de Baja.

Un peu de culture : longue d’un peu plus de 1000 km, la péninsule de Basse Californie est une bande de terre qui sépare le Pacifique de la Mer de Cortés. La population se concentre principalement à Tijuana, Mexicali, Ensenada et au sud à La Paz.

Désert, montagnes et cactus constituent l’essentiel du paysage.

Et au milieu, coule une rivière…mais non, une route, comme une écharpe de bitume étalée sur le désert.

basse-californie

Sortis de cette route, du sable, des cailloux, des trous…bref un régal !

Nous avons fait plusieurs étapes sur cette route, attendant avec impatience l’eau plus chaude de la mer de Cortés. Pas simple parfois lorsque cette unique route est en travaux et que pendant plusieurs kilomètres, vous tressautez et rebondissez sur des topes (les dos d’ânes tant appréciés des mexicains), passez dans des trous et tout cela dans la poussière.

Côté Pacifique

 

Côté Mer de Cortés

 

Ça change tout, non ?

La plage de Santispac près de Mulége où nous avons passé plusieurs jours étaient très calme et c’est là que nous avons eu le plaisir de rencontrer Pascal et Chantal qui navigue dans la mer de Cortés sur leur magnifique voilier. Invités pour l’apéritif, tout le monde était très heureux de découvrir ce vieux 2 mâts de 40 ans.

Qu’avons-nous fait d’autre ?

Dégustation de pinces de crabes, de coques énormes, pêche, baignade, discussions auprès du feu;

Et le Mexique dans tout ça ? Et bien, pour tout vous dire, pour nous, la Basse Californie n’est pas l’idéal pour découvrir cet immense pays. Alors, direction La Paz pour prendre un ferry à destination du Mexique continental abandonnant nos compagnons qui poursuivent leur voyage vers le sud de Baja. A bientôt les amis !

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Après une nuit de traversée, nous entamons notre descente (oui, encore sur la côte…) pour rejoindre nos amis québéquois Monique et Réjean en hibernation pour quelques mois à Rincón de Guayabitos.

Routes et plages au programme encore pour quelques jours

Sur la route, on s’occupe comme on peut

Mais on regarde le paysage aussi

Et bien sûr on profite de l’eau chaude et des vagues !

Rincón de Guyabitos

Notre premier objectif est atteint ! Nous retrouvons nos amis québéquois. Et oui comme beaucoup de canadiens qui investissent la côte pacifique pendant l’hiver, Monique et Réjean se prélassent sous le soleil de Guayabitos. Température idéale de l’air comme de l’eau. Joli village, un peu trop touristique et beaucoup de monde. Et oui, les mexicains s’offrent aussi des vacances. Alex fera même son premier tour en banane.

Après une pause bien méritée, il est temps de s’attaquer au centre du Mexique. Direction Pátzcuaro en passant par Colima puis le sud de Guadalajara.

Colima et Comala

Colima, une ville tranquille, très jolie qui nous fait enfin découvrir le Mexique, ses places, ses fontaines, son architecture et son ambiance. Juste à côté se trouve Comala, un village très typique.

 

Une petite nuit au Lac de Chapala et nous atteignons Pátzcuaro. Nous avions eu de bons échos et ne sommes pas déçus. Partis pour rester une nuit, cela en fait maintenant 4…Bon, il faut dire aussi que nous avons eu la bonne surprise d’y rencontrer une famille de voyageurs français, La Rivière autour du Monde, formée par Jacques, Florence et leur petit Yaël. Et énorme coïncidence, nous vivons à moins d’une heure de chez eux. C’est donc tous ensemble que nous visitons Pátz et son île.

Quel plaisir de se promener dans cette ville ! Des places, des arcades, des marchés dans d’étroites ruelles et une ambiance d’avant Noël.

Manque de chance il pleut le jour où nous prenons le bateau pour Janitzio, la plus grande île du lac de Patz. Un très bon moment néanmoins sur cette île très touristique (le sentiment d’être au Mont Saint-Michel…)

Un peu d’histoire : au sommet de l’île trône une statue monumentale, celle de Morelos, héros de la révolution pour l’indépendance (1811-1815). Dans le corps de la statue, une succession de peintures représentant son combat.

Et voilà, départ demain pour Morelia puis la Réserve des papillons monarques. Mais ça c’est une autre histoire.

@très vite

Quand un p’tit pneu plus loin a l’impression d’être en Corse…ou dans le Finistère nord

Nous sommes aujourd’hui à Carlsbad, CA.

Dans l’épisode précédent, nous manifestions notre plaisir d’atteindre la côte de l’océan pacifique. Nous l’avons découvert  à Eureka, au nord de San Fransisco. Du sommet d’une falaise, de nuit,  nous l’avons dabord entendu s’agiter  avant de voir le lendemain les vagues énormes déferler sur une côte peu hospitalière. Trop peu cependant pour décourager les enfants qui n’ont pas resister à l’appel des vagues avant d’entamer la découverte de la région vers San Francisco.

EUREKA

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Les séquoias géants

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SAN FRANCISCO

Arrives à SF par le Golden Gate Bridge, nous débarquons au port de plaisance oú nous séjournerons 5 jours en compagnie d’une famille corsico-savoyarde, de Visiterra Overland, notre famille Québeco-Roumaine préférée que nous retrouvons régulièrement depuis Vegas et d’un jeune couple parisien (Le Monde de Tikal). La journée au port, la nuit sur un parking à proximité. De très bons moments entre voyageurs. Et Alex est très heureux puisqu’il fait la connaissance de Cléia qui a son âge et vit le même désarroi que lui avec les cours…

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San Fransisco est pour nous la ville la plus attachante que nous avons pu découvrir aux US. Implantée sur des collines bordant une baie immense, la ville dénuée de gratte-ciels (tremblements de terre obligent) apparaît colorée et plutôt aisée.

Promenade le long du Fisherman Wharf

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Découverte de différents quartiers

Chinatown (un vrai Chinatown comparé à NY)

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UNION SQUARE, FINANCIAL DISTRICT ET COUP DE COEUR POUR MISSION DISTRICT ET SON STREET ART

HALLOWEEN PARTY

Nous avions une très bonne raison pour rester aussi longtemps à SF. Y fêter Halloween dans la plus grande tradition américaine. Happy kids !